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Site : Kivalonaava, Laponie finlandaise
Une fois le plan et une grande partie des travaux sur place terminés, quel a été l’impact du sentier de la société des prairies? Marika Saranne, chef de projet à Peräpohjolan kehitys ry LAG (tête de file du projet en Finlande dans le projet LEADER+) a tiré un bilan des réalisations de l’hiver 2006-2007. Voici ses conclusions :L’avis du chef de projet
"C’est grâce à la coopération de différents groupes, à la fois professionnels et bénévoles de la localité, que le projet est devenu possible (population de Vikajärvi, experts d’organismes comme Metsähallitus, l’Etude Géologique de Finlande, le Centre Régional sur l’Environnement de Laponie et le groupe d’action locale Peräpohjolan Kehitys."Le but est de montrer aux visiteurs, et surtout aux jeunes, que l’on travaillait dur dans le passé et de leur faire comprendre comment les tourbières servaient à subvenir à ses besoins. D’anciens bâtiments ont été restaurés, dont une cabane et une grange de prairie, et on a complété le tableau par des meules de foins, des faux et des râteaux. Les panneaux d’interprétation sont là pour aider le public à comprendre l’exposition. Des guides bénévoles sont habillés en paysans et racontent leur vie dans cette zone. Les visiteurs peuvent aussi essayer de se mettre aux travaux, et écouter les histoires de la vie des paysans dans la prairie en zone tourbeuse.
"Ce sont des organismes experts dans la conservation du patrimoine et travaillant en partenariat qui ont fait les premiers plans au départ. Cette fructueuse coopération s’est traduite par un projet présentant un vaste éventail de disciplines dans l’interprétation de la zone. Les plans furent d’abord élaborés, puis un dialogue s’est instauré avec la communauté qui donna son avis sur le projet, et s’engagea à assister régulièrement aux réunions organisées au cours de toute la période de planification. La population joua un rôle actif, en collectant des éléments du folklore, de la culture paysanne et de l’histoire locale, en recherchant de vieux outils et bâtiments, et en participant bénévolement à des travaux de construction dans la zone. Les histoires et le folklore collectés sont intégrés dans l’interprétation du site.
"Le succès du projet est dû à l’ouverture de chacun aux idées des autres, aux multiples discussions, au fait que chacun était disposé à refaire les plans si nécessaire, que des responsabilités et des tâches ont été confiées aux habitants de la localité, et enfin, ce qui n’est pas de moindre importance, parce que chacun pouvait clairement réaliser les avantages du projet pour la communauté et pour soi-même."
Marika Saranne





